jeudi 2 juillet 2009

Le Roundup néfaste sur les hormones sexuelles

Pour une formulation vendue en magasin, dosée à un niveau 800 fois inférieur aux seuils autorisés dans certains OGM alimentaires aux Etats-Unis, le Roundup aurait un impact réel sur les hormones sexuelles. Chez l'homme, l'action des androgènes, les hormones virilisantes, serait empêchée, tandis que pour les femmes il s'agirait de l'action et la formation des œstrogènes, les hormones féminisantes, qui seraient également perturbées.

En conséquence, pour les chercheurs, il est possible de parler de '"dommages sur l'ADN des cellules humaines".

A l'origine de ce constat, on trouve de nouveau l'équipe du Pr. Gilles-Eric Séralini (1) du CRII-GEN (2), à Caen, associée pour l'occasion à celle du Pr. Chagnon de Dijon. Selon eux, ces effets expliquent des résultats d'expériences préoccupants sur l'animal et en épidémiologie humaine. A ce titre, ils demandent une révision de '… la classification des Roundup et autres herbicides à base de glyphosate (la substance active, N.D.L.R.)' pour les définir 'comme étant toxiques pour la reproduction et perturbateurs endocriniens'.

Pour les chercheurs, cet aspect de l'impact du Roundup a pour le moment été sous-estimé, les producteurs de pesticides présentant majoritairement 'des études avec le glyphosate seul, alors que le mélange commercialisé est bien plus actif'. L'étude a été publiée fin juin dans la revue scientifique internationale Toxicology par Gasnier et al.

Source : Pascal Farcy sur Univers Nature

En complément le reportage vidéo de Tf1


1- Le Pr. Gilles-Eric Séralini est notamment à l'origine d'une étude qui met en avant de sérieux risques pour la santé lors de la consommation de maïs transgénique MON 863, autorisé pour l'alimentation animale et humaine. Il a également mis en avant la toxicité du Roundup sur les cellules embryonnaires humaines.

2- Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur le Génie Génétique.

mardi 30 juin 2009

Royaume-Uni : pire Récession depuis 1958

La récession britannique est encore plus profonde qu'on ne le pensait jusqu'ici : les statistiques publiées mardi 30 juin indiquent que le produit intérieur brut (PIB) a connu en début d'année sa pire contraction trimestrielle depuis plus d'un demi-siècle.

Au premier trimestre, le PIB a perdu par rapport au trimestre précédent non pas 1,9 % comme précédemment estimé, mais 2,4 %, selon les chiffres définitifs de l'Office des statistiques nationales (ONS). Soit "la plus forte contraction depuis le deuxième trimestre 1958", a souligné l'institut. Sur un an, la chute du PIB atteint non pas 4,1 %, mais 4,9 %, soit le pire résultat depuis que l'ONS a commencé le calcul de cette statistique, en 1948. Les économistes s'attendaient certes à une révision à la baisse, mais cantonnée à 2,2 % sur le trimestre, et à 4,4 % sur un an. S'ils avaient anticipé la chute de l'activité dans le BTP (- 6,9 % sur le trimestre), ils avaient sous-évaluée celle des services (- 1,6 %).UNE RÉCESSION DÉBUTÉE DÈS LE DEUXIÈME TRIMESTRE 2008

Par ailleurs, les chiffres de la balance des paiements montrent que le déficit au premier trimestre s'élève à 8,54 milliards de livres (10,05 milliards d'euros), alors que les analystes tablaient sur 6,8 milliards de livres. Enfin, le PIB pour le deuxième trimestre 2008, jusqu'ici estimé stable, a en fait baissé de 0,1 %. Ce qui conduit à avancer la date de l'entrée en récession, auparavant fixée au troisième trimestre.

Ces différents chiffres renforcent les craintes d'une reprise beaucoup plus lente et difficile que prévu par le gouvernement. Ce qui ne fait pas les affaires du premier ministre, Gordon Brown, déjà affaibli par les mauvais résultats de son parti aux européennes et le récent remaniement. Alors qu'il annonçait lundi aux députés des mesures et investissements se voulant ambitieux, l'OCDE a prédit une stagnation du PIB britannique en 2010 et adressé une mise en garde contre le dérapage inquiétant des finances publiques.

Ce qu'en disent les économistes

Howard Archer, chef économiste pour le Royaume-Uni du cabinet IHS Global Insight, a jugé les données de l'ONS "choquantes". Selon lui, l'économie va alterner entre faible contraction et faible croissance jusqu'à l'an prochain, et la Banque d'Angleterre sera forcée de gonfler encore la masse monétaire (via ses rachats d'actifs), au moins jusqu'au plafond de 150 milliards de livres autorisé par le gouvernement, et de maintenir ses taux au niveau bas historique de 0,5 % jusqu'en 2010. James Knightley, d'ING, s'est voulu un peu plus optimiste : soulignant l'amélioration de la confiance des ménages britanniques, et la hausse de 0,9 % des prix immobiliers en juin, il a espéré un PIB stable ou positif au second semestre. - (Avec AFP.)

Source : LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 30.06.09

Les Ouragans mettent en danger les Assurances américaines

Ouragan Dean - 20 Aout 2007

Alors que la saison des ouragans commence aux États-Unis, comme chaque année les assureurs américains s’inquiètent du coût croissant de ces catastrophes naturelles. Selon EMB, cabinet conseil en actuariat implanté aux Etats-Unis et dans le monde entier, l’année 2009 risque d’être encore plus périlleuse pour les assureurs transatlantiques en raison de la crise financière qui les a rendus vulnérables.

Ainsi, un ouragan important dévastant les Etats-Unis cette année pourrait bien avoir un effet tout aussi dévastateur sur le paysage assurantiel aux Etats-Unis qui a déjà vu l’un de ces géants, AIG, mettre un genou à terre suite à la crise financière. Selon EMB, plusieurs facteurs se sont combinés pour mettre le marché US dans cette position vulnérable à l’aube de la saison 2009 des ouragans, et notamment le coût sans cesse croissant des dommages causés par les catastrophes naturelles, la concentration tout aussi croissante de population dans les zones exposées à ces catastrophes naturelles, et le niveau de capitalisation de l’assurance dommages aux Etat Unis érodé par la crise financière.

Cette dernière décennie a expérimenté une hausse vertigineuse du coût des catastrophes naturelles, avec 9 des 12 catastrophes naturelles US les plus coûteuses intervenues depuis 2004. Un exemple frappant de cette hausse est l’ouragan Ike de 2008, seulement de catégorie 2 (sur 5) lorsqu’il a touché la ville de Galveston au Texas. Malgré sa faible intensité, Ike est devenu le 3e ouragan le plus coûteux aux Etats-Unis. Ainsi l’année 2008, bien qu’aucun ouragan ayant touché la côte n’ait été supérieur à la catégorie 2, est la 4e année la plus coûteuse en catastrophes naturelles de l’histoire pour les assureurs américains.

“Les dommages causés par l’ouragan Ike l’an dernier ont pris les assureurs américains par surprise bien que l’éventualité de catastrophes naturelles majeures soit déjà prise en compte dans leurs modélisations,” précise Alice Gannon, consultante chez EMB aux Etats-Unis. “Le marché doit se préparer à faire face à des coûts toujours croissants de catastrophes naturelles – ce que certains assureurs pourraient trouver de plus en plus difficile à surmonter en raison de l’état de l’économie.”

En effet, alors que les coûts croissent, les ressources diminuent : la chute des marchés a entraîné une forte baisse des actifs investis et des revenus financiers. Il en résulte une capitalisation actuelle des assureurs IARD bien inférieure à celle de l’année dernière à la même période. L’actif net du marché de l’assurance aux Etats-Unis est inférieur de 13% par rapport à son plus haut taux en 2007. Par ailleurs, l’instabilité des marchés financiers rendra aussi plus difficile l’accès au marché des capitaux en vue d’augmentation de capital.

L’ensemble de ces facteurs font que le marché de l’assurance IARD aux Etats-Unis pourrait se trouver en grand danger dans le cas de la survenance d’un ouragan de grande ampleur du type de l’ouragan Katrina qui a touché la Nouvelle-Orléans en 2005. Il existe de plus un réel risque de liquidité dans le cas où une telle catastrophe surviendrait en raison de l’état très peu liquide du marché actuel. Selon EMB, un événement catastrophique approchant les 100 milliards de dollars de dommages pourrait entraîner l’insolvabilité de plusieurs assureurs, ou, au mieux, la fusion sous contrainte de certains d’entre eux.

Bien que le pire soit toujours possible, il faut néanmoins noter que les assureurs US spécialisés en dommages ont particulièrement mieux résisté que les autres secteurs des marchés financiers qui ont déjà été décimés par la crise financière. EMB considère que cette relative bonne tenue du marché est plus particulièrement due à l’adhésion du marché aux mesures de bonne gouvernance des risques, où AIG constitue une exception à la norme. “L’assurance et le risk management sont tellement indissociables aujourd’hui, une saine gestion des risques est rendue si indispensable à l’activité d’assurance, qu’il n’est pas rare de voir des assureurs survivre et même prospérer dans des situations qui auraient des effets dévastateurs dans d’autres industries,” conclut Stéphane Chappellier, associé d’EMB en France.

Source : 30 Juin 2009 par Eric Vendin, News-Assurances

mercredi 8 avril 2009

Banques US Insolvables


George Soros est un financier milliardaire américain. Il est devenu célèbre pour ses activités de spéculation sur les devises et ses activités de philanthropie. Il est à l'origine des hedge funds apparus dans les années 1970

Et bien voilà ce que vient de déclarer ce grand spécialiste de la finance mondiale à Reuters Financial Television :

«L'économie américaine va connaître un ralentissement prolongé et ne se redressera pas cette année, tandis que le système bancaire dans son ensemble est fondamentalement insolvable».

Alors que nationaliser les banques est pour lui "hors de question", il a jugé que les tests de résistance menés dans le secteur par le Trésor américain pourraient constituer le prélude à une recapitalisation plus réussie.

Il a cependant averti du danger d'atténuer les règles d'application de la méthode comptable "mark-to-market", ce qui risque de prolonger la vie de banques américaines "zombies".

Soros juge possible une amélioration de la situation économique mondiale en 2010 mais le calendrier dépendra selon lui de la profondeur de la récession.

La Chine sera, à son avis, le premier pays à émerger de la récession, probablement cette année, et elle constituera le fer de lance de la croissance mondiale en 2010.

Il a jugé que les responsables économiques mondiaux "commençaient en vérité à refaire leur retard" sur la crise et dans les efforts pour résoudre les problèmes structurels du système financier.

"Le système avait des défauts fondamentaux et on ne reviendra pas à la situation d'où l'on part", a-t-il estimé.

Concernant les devises, Soros a jugé que le dollar était sous pression et que la monnaie américaine pourrait finalement être remplacée comme devise mondiale de réserve, éventuellement par les Droits de tirage spécial (DTS) du Fonds monétaire international.

Les DTS, un panier de devises composé actuellement de dollars, d'euros, de livres sterling et de yens, ont été créés en 1969 par le FMI en tant que réserve internationale d'actifs.

La Chine a récemment proposé une utilisation accrue des DTS, éventuellement comme devise mondiale de réserve.

"A long terme, avoir une unité internationale de compte autre que le dollar pourrait être un avantage", a estimé Soros.

Il a ajouté que le système ayant permis aux Etats-Unis de dépenser plus qu'ils ne gagnent "prenait fin" et devait être "changé".

AVANTAGE COLOSSAL DE L'EURO

Pour Soros, la crise financière ne peut qu'inciter les Etats utilisant l'euro à ne pas quitter l'union monétaire européenne, surtout si l'on considère les grandes difficultés de certains pays d'Europe de l'Est.

L'euro a offert "un avantage colossal" aux pays qui l'utilisaient, et il est "inenvisageable pour un pays moins performant d'en sortir", a-t-il expliqué.

Même si l'augmentation des ressources du FMI décidée la semaine dernière lors du sommet du G20 à Londres va aider à stabiliser les économies d'Europe de l'Est, certains pays restent dans une situation délicate, a-t-il ajouté, citant les Etats baltes ou encore l'Ukraine qui n'est selon lui pas loin de faire défaut sur sa dette.

Le milliardaire s'est cependant réjoui de voir l'Allemagne, principale économie de la zone euro, davantage prête à venir en aide aux pays en difficulté.

"L'Allemagne, qui était la plus réticente à devenir la source de financement du reste de l'Europe, a reconnu qu'elle aussi avait une responsabilité envers les nouveaux entrants", a-t-il relevé.

Source: Yahoo Actualités / Reuters - Steven C. Johnson, version française Grégory Schwartz et Stanislas Dembinski