samedi 10 février 2007

Déchets Informatiques et Gaspillage


Savez-vous où vont nos déchets électroniques ?








On entend par déchets électroniques les rebuts informatiques (ordinateurs, écrans, imprimantes, etc.), les déchets des "consommables" (cartouches d'encre, toner, etc.) et les appareils électroniques ménagers au sens large (télévision, téléphone cellulaire, magnétoscope, etc.).


En raison d'un cycle de renouvellement très court, les produits électroniques comptent pour une grande part dans le volume de nos déchets. Environ 14 kg/an (source ADEME) par citoyen en Europe, idem pour le Québec.

Cela représente 20 à 50 millions de tonnes au niveau mondial, 170 000 tonnes pour le Canada (2005), 30 000 tonnes pour le Québec.

L'impact sur l'environnement est également important. On y retrouve des plastiques souvent non recyclables ou non recyclés, et 19 produits toxiques comme l'arsenic, le cyanure, et des métaux lourds comme le mercure, le chrome, le plomb, le cadmium. On trouve dans un écran cathodique 0,5 à 2,5 kg de plomb !




Au Canada les déchets informatiques en 2005 contenaient :

3 012 tonnes de plomb
4,5 tonnes de cadmium
1,1 tonnes de mercure

(Source Environnement Canada)


En Europe et au Canada environ 90% de ces déchets finissent incinérés ou enterrés sans traitement (Au Québec seulement 6% de ces produits sont recyclés).

De nouvelles directives en Europe commencent à réglementer la fabrication, le recyclage et la collecte de ces déchets toxiques.

Au Canada aucune réglementation n'existe. Pour le Québec, se sont les initiatives privées qui se développent pour limiter les dégâts. L'impact sur la pollution des lacs et des nappes phréatiques est grand.
(voir les photos ci-contre).


Les USA, qui n'ont pas ratifié la Convention de Bâle (contrôle des exportations de déchets polluants), exportent la majeure partie de leurs déchets vers la Chine, l'Inde et l'Afrique.




Quant aux dons vers l'Afrique, il s'agit parfois d'exportations de déchets toxiques déguisées.

25 à 75% du matériel électronique en Afrique ne fonctionne plus.
Et pour cause !






Une pollution dès la fabrication !

Une étude sur les impacts de l’informatique sur l’environnement vient d’être publiée par l’Université des Nations Unies, située à Tokyo. Fabriquer un PC pesant 24 kg (écran compris) nécessite :

240 kg de combustible fossile, 22 kg de produits chimiques divers
et… 1,5 tonne d’eau!
À méditer avant de changer votre PC actuel.




Le cas des imprimantes, le pire maillon de la chaîne informatique

C'est d'abord une fantastique machine à gaspiller du papier (Champion d'Europe les britanniques avec 412 millions d'euros d'impressions inutiles, suivis par la France avec 400 millions). Environ une page sur six imprimée sur le lieu de travail n'est jamais utilisée, oubliée sur l'imprimante ou jetée directement ! L'informatique qui devait réduire notre consommation de papier a eu finalement l'effet contraire. On imprime tout, même ce qu'on ne lit pas et d'une façon générale uniquement recto.

Ensuite, les toners et cartouches d'encre qui contiennent de nombreux produits toxiques finissent la plupart du temps à la poubelle. Ils n'étaient pas considérés comme déchets informatiques, une directive européenne a amélioré la situation. Pourtant il existe de nombreux programmes de retour des cartouches, HP étant le leader.

Consommation électrique inutile

Tous les appareils électriques ont une fâcheuse tendance à être branchés en permanence sur le courant électrique! Au Québec la consommation d’énergie de l’équipement de bureau a augmenté de 20% en 20 ans. En veille ces appareils consomment une quantité de courant non négligeable et que dire de l'ordinateur allumé en permanence (une centaine de dollars par an, dix fois moins s'il est en veille (en Europe l'économie avec ENERGY STAR® peut aller jusqu'à 250 Euros). Lire la page consacrée à ce propos sur le site d'Équiterre.

La consommation d'énergie par habitant en Amérique du Nord demeure la plus élevée au monde. Parmi les pays de l'OCDE, la différence entre les États-Unis ou le Québec et l'Union européenne est nette. Le Québec suit immédiatement les États-Unis et le reste du Canada, avec une consommation par habitant presque deux fois supérieure à celle de l'Union européenne ! (la suite...)

L.R. © 2007-2008
InformatiqueLaurentides.com & HarmonieTerre.org

mercredi 30 mars 2005

Campagnes : OGM Contre le projet de loi Monsanto

Campagnes : OGM Contre le projet de loi Monsanto - C-2722/03/2005 : Privatisation des semences et OGM à gogo !

Greenpeace condamne le projet de loi C-27 du gouvernement Martin qui va totalement soumettre l'agriculture canadienne et québécoise aux intérêts économiques des entreprises multinationales comme Monsanto.

Communiqué de presse >>

Greenpeace lance un appel à la mobilisation pour faire échec au projet de loi Monsanto C-27.

Greenpeace suggère aux citoyens et citoyennes de faire parvenir un message aux députés fédéraux en passant par le site Internet de l'organisation non gouvernementale :

Au delà de l'agriculture industrielle : http://www.beyondfactoryfarming.org

jeudi 17 mars 2005

Fête de la Terre - Mars 2005

* À l'occasion du Jour de la Terre, Laure Waridel donnera une conférence publique le 21 avril prochain sur le thème du commerce équitable. Pour obtenir de plus amples informations concernant la conférence, inscrivez-vous à :
http://www.equiterre.org/organisme/waridel-conference.php

Lancement du livre de Laure Waridel à Québec et Salon du livre de l'Outaouais

Après le succès du lancement montréalais au Pavillon des sciences de l'UQAM le 21 février dernier, Laure Waridel lancera son nouveau livre « Acheter c'est voter. Le cas du café » à la Bibliothèque de l'Assemblée nationale de Québec le 22 mars prochain.

De plus, Laure Waridel sera au Salon du livre de l'Outaouais le samedi 19 mars. Elle sera présente de 15h à 17h pour une séance de signatures et de 17h30 à 19h30 pour une conférence.





* Festival environnemental de l'UQAM, du 21 au 24 mars 2005. Pour obtenir la programmation complète du festival (activités, musiques festives, ateliers et conférences), consultez :
http://www.environnement.uqam.ca

Du 17 au 24 mars, Équiterre accueillera en partenariat avec Transfair Canada, un producteur d'une plantation de thé biologique et équitable du Sri Lanka. Nous vous invitons à aller le rencontrer à « l'Expo Manger Santé » au kiosque d'Oxfam-Québec le 19 mars
prochain.

De plus, pour lui offrir un accueil chaleureux au Québec, nous sommes à la recherche d'une personne désirant héberger le producteur de thé le 17-18 et 19 mars et/ou le 24-25 mars prochain à Montréal. SVP, contactez Murielle Vrins au 522-2000, poste 240 ou mvrins@e...


* Dites à Stéphane Dion que l'industrie automobile doit produire des voitures plus propres

Équiterre et la Fondation David Suzuki vous invitent à envoyer un courriel au ministre de l'Environnement, Stéphane Dion, lui demandant de réglementer immédiatement l'industrie automobile et ainsi forcer la vente, au Canada, de voitures moins polluantes. À l'heure actuelle, le gouvernement du Canada cherche à conclure une entente « volontaire » avec les constructeurs.

Ces négociations n'ont donné jusqu'à présent aucun résultat. Il est temps que le gouvernement cesse d'espérer de bons gestes de la part de l'industrie automobile et qu'il réglemente cette industrie responsable d'une part importante de nos émissions de gaz à effet de serre.

mercredi 6 octobre 2004

Cuire comme une Grenouille...

Principe de la grenouille chauffée
(Olivier Clerc, écrivain et philosophe)


« Imaginez une marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite, l'eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède.

La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager. La température continue à grimper. L'eau est maintenant chaude. C'est un peu plus que n'apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s'affole pas pour autant. L'eau est cette fois vraiment chaude.

La grenouille commence à trouver le milieu désagréable, mais elle s'est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température continue à monter jusqu 'au moment où la grenouille finit tout simplement par cuire et mourir, sans jamais avoir fait quoi que ce soit pour s'extraire de la marmite.
Si la même grenouille avait été plongée directement dans l'eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l'aurait éjectée aussitôt de la marmite.. Cette expérience montre que, lorsqu'un changement s'effectue d'une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte. »

_________________________________________________________

Réflexion... (par Michel Dogna, 4 juin 2003 - SOS-Planète)

Si nous regardons ce qui se passe dans notre société depuis quelques décennies, nous subissons une lente dérive à laquelle nous nous habituons. Des tas de choses qui nous auraient horrifiés il y a 20, 30 ou 40 ans, ont été peu à peu banalisées, édulcorées et nous dérangent mollement à ce jour ou laissent carrément indifférents la plupart des personnes.

AU NOM DU PROGRÈS et de la science, les pires atteintes aux libertés individuelles, à la dignité du vivant, à l'intégrité de la nature, à la beauté et au bonheur de vivre, s'effectuent lentement et inexorablement avec la complicité constante des victimes, ignorantes ou démunies.

Les noirs tableaux annoncés pour l'avenir, au lieu de susciter des réactions et des mesures préventives, ne font que préparer psychologiquement le peuple à accepter des conditions de vie décadentes, voire DRAMATIQUES. Le GAVAGE PERMANENT d'information de la part des médias sature les cerveaux qui n'arrivent plus à faire la part des choses entre le réel et le virtuel, entre la fictionet la réalité.

L'énergie nucléaire, les engrais chimiques, le clonage, le génie génétique ont grignoté progressivement notre libre arbitre au point qu'il est devenu ILLÉGAL de vouloir manger bio, condamnable de vouloir échapper aux vaccinations. (...) Alors, si vous n'êtes pas, comme la grenouille, déjà à moitié cuits, donnez le coup de patte salutaire avant qu'il ne soit trop tard.

vendredi 1 octobre 2004

Notre santé en otage (Québec)

Notre système de santé, jadis la fierté des Canadiens, s’est dégradé depuis une vingtaine d’années. Au Québec, les récriminations sont nombreuses : une pénurie de médecins et de personnel spécialisé, un manque d’équipements, de trop longues listes d’attente, des patients isolés qui reçoivent peu d’information et qui n’ont aucun soutien psychologique.

Le double calvaire des cancéreux

Les besoins sont encore plus criants, au Québec, en ce qui a trait au traitement du cancer.

L’équipe d’Enjeux a recueilli les témoignages troublants de femmes atteintes du cancer du sein, qui ont eu bien du mal à se faire soigner. Elles ont surtout dû attendre. Attendre pour connaître le diagnostic, attendre pour subir l’opération, attendre pour suivre la radiothérapie. Depuis 1997, près de 10 000 femmes auraient attendu au-delà de huit semaines pour leur traitement de radiothérapie. Un délai jugé dangereux. En avril 2004, Anahit Cilinger obtenait, au nom de milliers de femmes, le droit d’exercer un recours collectif contre les 12 hôpitaux québécois qui donnent des traitements en radiothérapie. Récemment, ce même groupe tentait d’obtenir, en Cour d’appel, le droit de poursuivre aussi le gouvernement.

Le système vu de l’intérieur

L’équipe d’Enjeux se demande pourquoi notre système est malade. Est-ce l’incompétence des gestionnaires? Ou plutôt une mauvaise volonté politique? Tous se renvoient la balle. Dans ce reportage, des professionnels de la santé racontent comment ils vivent au quotidien la déroute du système. Certains décrivent un système en faillite, tenu à bout de bras par des ressources humaines. Ils dénoncent un manque de vision du gouvernement. Une des conclusions émergeant de l’enquête d’Enjeux : seule une vision à long terme mettra fin à l’isolement des patients et à la gestion par crise.

Des initiatives intéressantes

Le médecin Pierre Dubé donne des sessions d’information, pendant ses temps libres, aux femmes qui ont le cancer du sein. Il dit souvent qu’on « s’occupe très bien des maladies au Québec, mais on s’occupe très peu des patients ».

En Montérégie, neuf hôpitaux participent à un projet novateur. Il s’agit du Centre intégré de lutte contre le cancer, à l’hôpital Charles Lemoyne. On y privilégie le soutien au patient et le travail d’équipe. Dans chaque hôpital, une « infirmière-pivot » prend le temps de répondre aux questions des patients. Lorsqu’elle a besoin d’aide, elle a recours à une équipe interdisciplinaire. Ce programme à l’approche humaine est en train de révolutionner les soins en Montérégie.

Source: Enjeux, Radio-Canada