Les derniers chiffres de l’étendue de la banquise Arctique démontrent que le record de fonte de l’année dernière n’était pas un événement isolé. D’après le Groupe de Recherche Polaire de l’Université de l’ILLINOIS, le mois d’août 2008 vient de s’achever sur un record mensuel de réduction des glaces arctiques.
La moyenne quotidienne des pertes de glace a été pour le mois d’août 2008 de 78 000 km2, alors que les pertes généralement mesurées en cette période de l’année sont de 27 000 km2 par jour.
Dans une année typique, le taux journalier de la perte de glace commence à ralentir au mois d’août, cette année la valeur du déclin journalier est restée très régulièrement élevée. D’après les scientifiques, cette perte de glace est la conséquence de la mince couverture de glace de cette année qui demande peu d’énergie pour fondre.
Actuellement, la superficie des glaces gelées se rapproche de celle du triste record de 2007, au 3 septembre la surface comportant plus de 15 % de glace était de 4,85 millions de km2 soit 0,37 millions de plus que l’année dernière à cette même date et 2,08 millions de moins que la moyenne enregistrée de 1979 à 2000.
En cette période de vacances il est salutaire de faire l'autruche quelques moments en profitant du soleil au bord d'un lac ou de la mer. Après tout les vacances sont faites pour ça.
Et puis les apparentes bonnes nouvelles de ces derniers jours (pétrole en baisse, bourse et dollar en hausse) pourraient nous faire croire que la crise est derrière nous.
Désolé, il n'en est rien ! Alors pour ceux qui sont rentré de vacances, voici le bilan et l'analyse des nouvelles du mois écoulé.
Climat & Environnement
Fin Juin/début Juillet : Incendies gigantesques de Californie (1450 incendies fin juin) qui subit une sécheresse de plus en plus importante (état d'urgence, restriction d'eau, etc.). La Californie fournit la majorité des salades, des fraises et des raisins consommés dans le pays, ainsi que 25% des agrumes.
7 au 24 Juillet : Un record de longévité (17 jours) pour l'ouragan Bertha.
Juillet est aussi le mois des bilans économiques (natinaux et mondiaux) du premier semestre. Je vous invite à voir à ce propos l'interview vidéo d'Alain Bokobza de la Société Générale (France) qui commente ce dernier bilan mondial.
Pour avoir une vision juste de la situation, il est impératif de prendre du recul. Si vous jetez un coup d'oeil sur les cours du pétrole ou de la bourse en général (graphique dans la colonne de droite) sur une période d'une semaine vous pourriez avoir l'impression que tout s'arrange et rentre dans l'ordre.
Et bien je vous invite à passer votre souris sur les indices(1m, 1q, 1y et 5y) en bas du tableau (cours du pétrole, colonne de droite), vous allez voir l'évolution sur 1 mois, 4 mois, 1 an et 5 ans. Cela fait TOUTE LA DIFFÉRENCE. C'est la différence entre regarder par un trou de serrure ou avoir une vision 360, regarder Radio-Canada ou Yahoo Actualités, regarder ses pieds ou 10 km alentours ! Ce n'est pas la baisse qui est la norme, mais la hausse !
Si les cours font du yoyo il ne faut pas regarder cela à la loupe mais plutôt avec des jumelles. La bourse c'est comme le climat, il y a des hauts et des bas. Le seul moyen de comprendre ce qui se passe (et surtout ce qui va se passer), est de prendre du recul comme le montre si bien Al Gore dans «Une Vérité qui dérange».
Prendre du recul cela veut dire avoir une échelle de temps plus grande (NDLR).
D'autres parts, si vous écoutez ou lisez les informations économiques, vous avez dû remarquer qu'on répète souvent que les marchés sont incohérents et les cambistes désorientés. Certains signes sont bons d'autres catastrophiques et souvent les chiffres contradictoires. Oui la finance ne sait plus sur quel pied danser !
Il faut donc arrêter un peu de regarder les chiffres et conduire plutôt à vue, en manuelle quoi !
La seule façon de faire baisser le pétrole c'est de ne plus en acheter. A moins de transformer les 800 millions de véhicules actuels en voiture hybride essence-hydrogène cela n'aura pas lieu. C'est pourtant possible mais prendra un certain temps dépendamment de nous, les «consomm'acteurs». Pour ceux que cela intéresse je vous propose de vous inscrire gratuitement sur notre liste «Roulez moins Cher» afin de connaitre justement ces moyens de transformer votre véhicule AUJOURD'HUI.
Les cours du pétrole ne peuvent faire autrement que monter encore car toutes les causes de la hausse sont toujours présentes, importantes et structurelles : la demande croissante, le pic pétrolier (l'offre), la spéculation (crise financière), le problème de manque de raffineries, les agro-carburants , la géo-politique (l'Iran, Géorgie, etc.) sans parler de la fragilité des infrastructures face au climat ! On parle d'un retour du baril à 85$ pour... d'en 2 ans ! Le temps de changer nos modes de déplacement ;o)
Un excellent dossier à lire sur «lesaffaires.com». On y trouve notamment un article sur le pétrole Albertain véritable désastre pour l'environnement. Ce pétrole risque d'ailleurs d'être refusé prochainement par l'Europe aussi bien que par les américains ! Les Canadiens n'ont décidément rien compris au désastre planétaire !
Pour l'ensemble du secteur bancaire, la crise financière s'est soldée par plus de 300 milliards de dollars de pertes et dépréciations à ce jour. Entre 100 et 150 banques pourraient mettre la clé sous la porte dans les 12 et 18 mois à venir (estimations américaines).
Mais le plus gros soucis en ce moment s'appelle Freddie Mac et Fanny Mae détenteurs de près de la moitié (5300 milliards de dollars) des prêts hypothécaires américains. A cause du nombre croissant de défaillance de paiement des ménages américains, leurs valeurs en bourse ont chuté de moitié. Les mises aux enchères de maisons ont grimpé de 47% depuis 2003 (USA Today).
« La folie c'est de croire qu'en faisant toujours la même chose on puisse arriver à un résultat différent » Einstein ________________________________________________
Des climatologues américains et britanniques ont confirmé le lien entre le réchauffement climatique et l'accroissement des très fortes précipitations en comparant modèles informatiques et observations par satellite. L'amplification des pluies d'une intensité extrême s'est même révélée nettement plus grande que ce qu'avaient prévu jusqu'à présent les modèles informatiques, soulignent les auteurs d'une étude parue dans Science du 8 août dernier. Pour comprendre comment les précipitations répondaient au réchauffement du climat, ces chercheurs ont étudié les changements naturels liés au courant marin chaud El Niño dans le Pacifique sud qu'ils ont utilisé comme un laboratoire pour vérifier leurs hypothèses. En se basant sur vingt ans d'observations faites par des satellites, ces scientifiques ont découvert un lien très clair entre l'intensité extrême des pluies tropicales et la température de l'eau, la fréquence de très fortes précipitations augmentant durant les périodes chaudes et diminuant lors des périodes froides. "Une atmosphère plus chaude contient davantage d'humidité, ce qui accroît l'intensité des trombes d'eau", explique le Pr. Brian Soden, l'un des co-auteurs de ce rapport. "La comparaison des observations satellitaires avec les résultats des modèles climatiques informatiques permet de mieux comprendre comment les précipitations répondent au réchauffement du climat", ajoute Richard Allan, également. Un des plus grands défis auxquels fait face l'humanité est de s'adapter aux conditions météorologiques extrêmes résultant du réchauffement de la planète, notent ces scientifiques. Et l'un de ces défis est la plus grande fréquence de très fortes précipitations liée au réchauffement, due à un accroissement des masses humides se condensant dans l'atmosphère. La fréquence des trombes d'eau qui en résulte accroît le risque d'inondations qui peuvent avoir des conséquences économiques et sociétales dévastatrices, expliquent les auteurs de l'étude.
En plus des importants évènements américains cités plus bas, un typhon au Philippines (20), inondations en Chine (7) et en Guyane (21). En Californie ce sont à présent les incendies qui font rages depuis plusieurs jours (22).
La grande vedette est encore le pétrole battant record sur record (vous pouvez à présent suivre les cours en direct dans notre colonne de droite). 142$ au 30 juin ! On parle de 150 à 170 $ d'ici la fin de l'année (1) et encore à condition qu'aucun cyclone ne frappe le golfe du Mexique. Dans ce cas nous pourrions goûter au 200$ le baril.
Pourquoi ? Pour de multiples raisons. D'abord l'augmentation de la demande (pays émergents principalement), la probabilité d'avoir dépassé le «pic pétrolier» et bien entendu la spéculation (fuite des capitaux de l'immobilier vers le pétrole, l'or et les produits alimentaires).
Mais en plus la filière a aujourd'hui un talon d'Achille : les raffineries. C'est le goulot d'étranglement. Augmenter la production ne sert à rien !
Si l'Arabie a décidé de faire un geste dans ce sens, c'est uniquement politique afin d'essayer d'influencer les cours (cela n'a servit à rien).
En effet les raffineries sont en nombre insuffisant et tournent au maximum de leur capacité !
Grands perdants de cette grimpette du pétrole (en dehors des consommateurs) : les constructeurs automobiles américains (2).
Avec l'immobilier qui n'en finit plus de dégringoler (3,4), ce sont les deux piliers de l'économie américaine qui s'effondrent.
En toute logique l'épidémie de difficultés des compagnies aériennes s'étend à Air Canada (5) après Alitalia le mois dernier.
Plus important encore, l'agriculture américaine touchée de plein fouet par les problèmes climatiques (Sécheresse pour la Californie, inondation pour le Middle West (principalement l'Iowa). Les catastrophes sont à l'échelle du pays évidement.
La Californie (6) c'est la majorité des salades, des fraises et des raisins consommés aux USA, ainsi que 25% des agrumes. Quant à l'Iowa (7, 8), 2,5 millions d'hectares de maïs perdus, c'est 10% de la production.
La Chine qui n'en finit plus avec les inondations (7) après le séisme fait le bilan : 6 milliards de dollars de dégâts pour son agriculture (9).
Lourd impact sur la crise alimentaire mondiale (10) qui ne trouve que peu d'écho auprès des responsables politiques (11) malgré les nombreux appels de l'ONU (12) sur la gravité de la situation.
Petite parenthèse, si les États n'ont pas d'argent pour la crise alimentaire, les dépenses militaires mondiales «elles » ont bondi de 45% en dix ans. 6% rien qu'en 2007, soit 1339 milliards de dollars (13) ! Fin de la parenthèse.
Les institutions financières commencent à reconnaitre officiellement (14) la situation en préparant le publique au Krach inévitable.
La boucle est bouclée, la crise systémique est en place (15).
Ceux qui pensaient que cette crise resterait Outre-Atlantique, en font les frais... et nous aussi ! L'automobile (16) tout comme l'immobilier en Europe (Espagne, Angleterre (17), France (18)...) montre des signes de faiblesse durables.
Les consommateurs ne s'y trompent pas puisqu'aux États-Unis (19) comme en Europe le coût de la vie ainsi que le chômage sont une réalité quotidienne avant d'être des chiffres.
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Devant une telle situation, je ne peux que vous inviter à visiter le blog vidéos d'HarmonieTerre Phase II et vous inscrire à notre infolettre (dans la colonne de droite ci-contre). Vous connaitrez ainsi toutes les solutions qui vous aideront à traverser cette tempête qui s'annonce longue.
Le taux d'obésité s'élevait à 16 % au Canada en 2007 et 32,4 % de la population présentait un surplus de poids. Ces chiffres sont tirés du sondage annuel du gouvernement fédéral sur la santé communautaire rendu publique mercredi.
Les résultats ne sont pas compilés par ville, mais par les 121 entités de santé communautaire définies par les provinces et par les territoires. Le sondage a été mené auprès de 65 000 Canadiens.
Pour déterminer si une personne est obèse ou non, les autorités ont utilisé l'indice de masse corporelle, une mesure acceptée internationalement qui tient compte de la taille et du poids d'un individu.
L'enquête du gouvernement démontre que le nombre de personnes obèses dans les provinces de l'Ouest est moins élevé que la moyenne nationale. Toutefois, la proportion de gens avec un surplus de poids est au-dessus de cette moyenne, sauf dans la région de Vancouver.
Données régionales
Dans la région de Winnipeg, un résident sur sept est considéré comme obèse, tandis que 49,6 % de la population a un surplus de poids.
Dans la province voisine, la Saskatchewan, une personne sur quatre de la région Regina Qu'Appelle est obèse et 52 % de la population dépasse son poids jugé normal. À Saskatoon, c'est un résident sur cinq qui est obèse, tandis que 49 % des gens ont un surplus de poids.
En Alberta, les chiffres pour la région de Calgary montrent qu'une personne sur six est obèse, tandis qu'on retrouve un surplus de poids chez 47,9 % de la population.
Sur la côte du Pacifique, un résident de la région de Vancouver sur 17 est considéré comme obèse, tandis que 27,8 % de la population a un surplus de poids. Les chiffres sont d'un sur neuf et de 43,8 % pour la région de Victoria.
Le contenu des articles du site d'HarmonieTerre est en cours de transfert vers ce blog. Cela prendra plusieurs semaines avant de terminer cet important travail. Pour accéder à toute notre information, visitez notre site : http://www.harmonieterre.org