mardi 18 août 2009

Inde : Secheresse historique

Le premier ministre indien, Manmohan Singh, a convoqué, lundi 17 août, l'ensemble des chefs de gouvernement régionaux pour une réunion de crise sur la sécheresse qui frappe le pays. Le département météorologique indien a indiqué, le 13 août, que les précipitations, étaient inférieures de 29 % à la normale saisonnière. Sur les 626 districts que compte l'Inde, 177 sont touchés par une sécheresse, qui pourrait être la plus importante de ces vingt dernières années si les précipitations n'augmentent dans les prochaines semaines. Le pays reçoit 90 % de ses pluies lors de la mousson, qui s'étale de juin à septembre.

La chaîne de télévision CNN-IBN rapporte que, dans l'Etat du Bihar, des paysans armés de fusils protègent leurs sources d'irrigation et surveillent les canaux pour empêcher que leurs cours ne soient détournés vers d'autres exploitations. Dans le district de Bundelkhand, l'un des plus pauvres du pays, situé dans l'Uttar Pradesh, des familles entières de paysans ont commencé à quitter leurs terres pour rejoindre New Delhi.

Avec des canaux quasiment à sec, les agriculteurs ont massivement recours à l'eau des nappes phréatiques. Mais l'usage des pompes à eau, réservé aux plus aisés, s'avère trop coûteux dans certains cas, la vente de maigres récoltes ne permettant pas de couvrir les dépenses en kérosène ou en diesel. Le ministre indien de l'agriculture, Sharad Pawar, a laissé entendre que le gouvernement subventionnerait les tarifs de l'essence, pour "sauver les plantations existantes".

Neuf Etats sont affectés par la sécheresse. Le Bihar, parmi les plus touchés, a demandé 3,3 milliards d'euros d'aide au gouvernement pour faire face. Un comité national de gestion de crise, dirigé par le ministre de l'économie Pranab Mukherjee et comprenant dix de ses collègues, a été mis sur pied.

Le premier ministre a promis d'accorder un délai supplémentaire aux agriculteurs qui doivent rembourser des emprunts contractés auprès d'établissements publics et de contribuer à une partie de la charge de leurs dettes. Mais les paysans sont encore nombreux à emprunter auprès d'usuriers peu scrupuleux et l'absence de récolte peut conduire à des drames. Plusieurs cas de suicides de paysans ruinés et endettés ont déjà été recensés dans l'Andhra Pradesh, au sud du pays, depuis le début de la sécheresse.

Même si les mesures d'urgence sont nécessaires, de nombreux analystes plaident pour la mise en oeuvre de réformes structurelles. Car les agriculteurs ne bénéficieront que d'une partie des milliards de roupies dépensés pour leur venir en aide. Dans un livre au titre évocateur (Tout le monde aime une bonne sécheresse), publié en 1996, le journaliste Palagummi Sainath a montré comment les programmes d'aide aux victimes de la sécheresse sont minés par la corruption.

"Le comité de gestion de crise doit résoudre les problèmes immédiats, mais aussi concevoir un plan à long terme qui permette de faire face aux défis posés par la sécheresse", explique Monkombu Sambasivan Swaminathan, directeur de la commission nationale des fermiers. Cet ingénieur agronome préconise la culture de patates douces ou de variétés de maïs moins gourmandes en eau, ainsi que la construction de bassins dans chaque village, pour récolter une eau de pluie d'autant plus précieuse que les nappes phréatiques, surexploitées, sont menacées d'épuisement.

La sécheresse renforce les difficultés d'un secteur agricole déjà en crise. Sa croissance - de 4,9 % lors de l'année fiscale 2007-2008 - est retombée à 1,6 % en 2008-2009. Même s'il ne contribue plus qu'à hauteur de 17 % au produit national brut indien, contre 55 % en 1950, ce secteur continue de faire vivre 60 % de la population.

Le ministre de l'agriculture a demandé aux Etats d'engager sans attendre des travaux d'infrastructures, comme la construction de réservoirs d'eau ou de réseaux d'irrigation, afin de donner du travail aux ouvriers agricoles. Le plan de garantie de l'emploi rural, financé par le gouvernement, assure un minimum de cent jours de travail aux habitants des campagnes.Avec 51 millions de tonnes de réserves de blé et de riz, les autorités indiennes ne craignent pas de pénurie alimentaire. Le gouvernement envisage cependant d'interdire les exportations de blé et de riz non basmati. Le système de distribution public propose déjà des denrées alimentaires de base, à prix réduits, aux habitants qui vivent sous le seuil de pauvreté. Mais le programme, gangrené par la corruption, n'assure pas une alimentation suffisante à ceux qui en ont le plus besoin. Les produits sont revendus au marché noir, et des centaines d'Indiens continuent de mourir de faim chaque année.

La situation pourrait s'aggraver si les prix des denrées alimentaires continuaient d'augmenter, après une hausse de plus de 10 % enregistrée depuis juin 2008. Les prix des pommes de terre, des lentilles et du sucre ont même augmenté de plus de 30 % depuis juin 2009. "Tous les efforts seront faits pour contrôler la hausse des prix des céréales, des légumes et autres produits de consommation courante", a assuré le premier ministre

Source : Julien Bouissou, LeMonde.fr

jeudi 16 juillet 2009

Californie : Eviter la Faillite

Le Parlement de l’Etat peine à réduire un déficit approchant les 25 milliards de dollars.

Des missions impossibles, Arnold Schwarzenegger, l’ex-Terminator des écrans hollywoodiens, en a vu d’autres. Mais, cette fois, la partie se joue dans un monde réel… Et elle s’annonce serrée. L’enjeu ? Eviter la faillite de l’Etat de Californie, dont le républicain modéré «Schwarzy» est gouverneur depuis 2003. Témoin du désastre auquel est confronté cet Etat : un compteur du déficit public placé près du bureau de Schwarzy au Capitole de Sacramento.

Certes, depuis janvier, des progrès ont été réalisés. Au compteur, la vitesse de croisière du déficit californien n’est plus de 500 dollars (355 euros) la seconde, comme au début de l’année, mais elle oscille entre 300 et 350 dollars. Trop. Beaucoup trop pour les finances de cet Etat aussi grand que l’Italie. A tel point que tout est désormais bloqué du côté du Parlement local. Là où démocrates (majoritaires) et républicains sont censés boucler le budget de la nouvelle année fiscale.

L’exercice est d’autant plus compliqué que, contrairement au gouvernement fédéral, les Etats n’ont pas le droit d’afficher un budget déficitaire. Les démocrates sont d’accord pour diminuer les dépenses, mais à condition d’augmenter les impôts. Pas question de ponctionner encore plus le contribuable, qui s’est déjà pris 20 % de hausse fiscale sur les douze derniers mois, rétorque le camp des républicains.

Bureaux fermés. Ce n’est pas la première fois que le Parlement californien ne parvient pas à boucler son budget. Mais, cette fois, la situation atteint des sommets. Résultat ? Un «governator» qui sabre dans la plupart des dépenses publiques. Mais pas assez pour réduire à zéro un déficit qui frôle la barre des 25 milliards de dollars. «En attendant, toutes les administrations locales ont été contraintes de se serrer la ceinture, confie une économiste d’une banque française installée à San Diego. Près d’un million de Californiens qui bénéficiaient de programmes sociaux ont vu le montant des prestations diminuer.»

La plupart des bureaux des administrations ferment les trois premiers vendredis du mois. Et baissent d’autant les salaires des fonctionnaires. Près de 600 000 enfants issus de familles pauvres pourraient connaître une forte réduction des prestations sociales. Et 5 000 fonctionnaires risquent de perdre leur emploi.

La situation est d’autant plus tendue que l’administration Schwarzy ne paie plus la plupart de ses fournisseurs avec des dollars, mais avec du papier qui fait office de reconnaissance de dette… remboursée au porteur lorsque la situation budgétaire sera assainie. Comme ce fut déjà le cas il y a une vingtaine d’années.

Comment cet Etat, ce symbole du high-tech avec sa Silicon Valley et ses grandes industries, a-t-il pu en arriver là ? Par une concentration excessive de tout ce qui emporte les Etats-Unis. Hier, l’explosion de la bulle Internet ; aujourd’hui, celle de la bulle immobilière. Et son effet domino : des faillites bancaires en chaîne, une baisse de l’activité économique et, in fine, une chute de la production qui s’en suit. Avec, en prime, une inéluctable baisse des recettes fiscales, alors même que la plupart des Etats ont justement besoin d’amortir les effets de la crise en injectant des sommes astronomiques dans les (larges) tuyaux de l’économie.

Espoir volatilisé. Seulement voilà : les marges de manœuvre de la Californie sont relativement faibles. Il faudra aux élus démocrates et républicains trouver un terrain d’entente pour afficher un déficit nul. Faute de quoi, la Constitution prévoit l’interdiction aux élus de voter le moindre texte qui ne soit en relation directe avec la question budgétaire. Et c’est sans compter sur la puissance des agences de notation, qui menacent désormais de dégrader les notes de l’ex-élève modèle californien. Moody’s vient ainsi de placer sous surveillance, en vue d’un probable déclassement, les notations portant sur les obligations principales de la Californie.

Résultat, lorsque cet Etat voudra s’endetter auprès des marchés financiers, cela lui coûtera un peu plus cher qu’aujourd’hui. De quoi alourdir la part du budget consacrée au remboursement des dettes publiques. Quant à l’espoir Obama, il s’est volatilisé il y a une quinzaine de jours, quand Robert Gibbs, porte-parole de la Maison Blanche a résumé : «Nous allons continuer de suivre les défis auxquels fait face la Californie. Mais ce problème budgétaire, malheureusement, ils vont de devoir le résoudre.»

Source : 16/07/2009 Par VITTORIO DE FILIPPIS, Libération.fr

jeudi 2 juillet 2009

Le Roundup néfaste sur les hormones sexuelles

Pour une formulation vendue en magasin, dosée à un niveau 800 fois inférieur aux seuils autorisés dans certains OGM alimentaires aux Etats-Unis, le Roundup aurait un impact réel sur les hormones sexuelles. Chez l'homme, l'action des androgènes, les hormones virilisantes, serait empêchée, tandis que pour les femmes il s'agirait de l'action et la formation des œstrogènes, les hormones féminisantes, qui seraient également perturbées.

En conséquence, pour les chercheurs, il est possible de parler de '"dommages sur l'ADN des cellules humaines".

A l'origine de ce constat, on trouve de nouveau l'équipe du Pr. Gilles-Eric Séralini (1) du CRII-GEN (2), à Caen, associée pour l'occasion à celle du Pr. Chagnon de Dijon. Selon eux, ces effets expliquent des résultats d'expériences préoccupants sur l'animal et en épidémiologie humaine. A ce titre, ils demandent une révision de '… la classification des Roundup et autres herbicides à base de glyphosate (la substance active, N.D.L.R.)' pour les définir 'comme étant toxiques pour la reproduction et perturbateurs endocriniens'.

Pour les chercheurs, cet aspect de l'impact du Roundup a pour le moment été sous-estimé, les producteurs de pesticides présentant majoritairement 'des études avec le glyphosate seul, alors que le mélange commercialisé est bien plus actif'. L'étude a été publiée fin juin dans la revue scientifique internationale Toxicology par Gasnier et al.

Source : Pascal Farcy sur Univers Nature

En complément le reportage vidéo de Tf1


1- Le Pr. Gilles-Eric Séralini est notamment à l'origine d'une étude qui met en avant de sérieux risques pour la santé lors de la consommation de maïs transgénique MON 863, autorisé pour l'alimentation animale et humaine. Il a également mis en avant la toxicité du Roundup sur les cellules embryonnaires humaines.

2- Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur le Génie Génétique.

mardi 30 juin 2009

Royaume-Uni : pire Récession depuis 1958

La récession britannique est encore plus profonde qu'on ne le pensait jusqu'ici : les statistiques publiées mardi 30 juin indiquent que le produit intérieur brut (PIB) a connu en début d'année sa pire contraction trimestrielle depuis plus d'un demi-siècle.

Au premier trimestre, le PIB a perdu par rapport au trimestre précédent non pas 1,9 % comme précédemment estimé, mais 2,4 %, selon les chiffres définitifs de l'Office des statistiques nationales (ONS). Soit "la plus forte contraction depuis le deuxième trimestre 1958", a souligné l'institut. Sur un an, la chute du PIB atteint non pas 4,1 %, mais 4,9 %, soit le pire résultat depuis que l'ONS a commencé le calcul de cette statistique, en 1948. Les économistes s'attendaient certes à une révision à la baisse, mais cantonnée à 2,2 % sur le trimestre, et à 4,4 % sur un an. S'ils avaient anticipé la chute de l'activité dans le BTP (- 6,9 % sur le trimestre), ils avaient sous-évaluée celle des services (- 1,6 %).UNE RÉCESSION DÉBUTÉE DÈS LE DEUXIÈME TRIMESTRE 2008

Par ailleurs, les chiffres de la balance des paiements montrent que le déficit au premier trimestre s'élève à 8,54 milliards de livres (10,05 milliards d'euros), alors que les analystes tablaient sur 6,8 milliards de livres. Enfin, le PIB pour le deuxième trimestre 2008, jusqu'ici estimé stable, a en fait baissé de 0,1 %. Ce qui conduit à avancer la date de l'entrée en récession, auparavant fixée au troisième trimestre.

Ces différents chiffres renforcent les craintes d'une reprise beaucoup plus lente et difficile que prévu par le gouvernement. Ce qui ne fait pas les affaires du premier ministre, Gordon Brown, déjà affaibli par les mauvais résultats de son parti aux européennes et le récent remaniement. Alors qu'il annonçait lundi aux députés des mesures et investissements se voulant ambitieux, l'OCDE a prédit une stagnation du PIB britannique en 2010 et adressé une mise en garde contre le dérapage inquiétant des finances publiques.

Ce qu'en disent les économistes

Howard Archer, chef économiste pour le Royaume-Uni du cabinet IHS Global Insight, a jugé les données de l'ONS "choquantes". Selon lui, l'économie va alterner entre faible contraction et faible croissance jusqu'à l'an prochain, et la Banque d'Angleterre sera forcée de gonfler encore la masse monétaire (via ses rachats d'actifs), au moins jusqu'au plafond de 150 milliards de livres autorisé par le gouvernement, et de maintenir ses taux au niveau bas historique de 0,5 % jusqu'en 2010. James Knightley, d'ING, s'est voulu un peu plus optimiste : soulignant l'amélioration de la confiance des ménages britanniques, et la hausse de 0,9 % des prix immobiliers en juin, il a espéré un PIB stable ou positif au second semestre. - (Avec AFP.)

Source : LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 30.06.09

Les Ouragans mettent en danger les Assurances américaines

Ouragan Dean - 20 Aout 2007

Alors que la saison des ouragans commence aux États-Unis, comme chaque année les assureurs américains s’inquiètent du coût croissant de ces catastrophes naturelles. Selon EMB, cabinet conseil en actuariat implanté aux Etats-Unis et dans le monde entier, l’année 2009 risque d’être encore plus périlleuse pour les assureurs transatlantiques en raison de la crise financière qui les a rendus vulnérables.

Ainsi, un ouragan important dévastant les Etats-Unis cette année pourrait bien avoir un effet tout aussi dévastateur sur le paysage assurantiel aux Etats-Unis qui a déjà vu l’un de ces géants, AIG, mettre un genou à terre suite à la crise financière. Selon EMB, plusieurs facteurs se sont combinés pour mettre le marché US dans cette position vulnérable à l’aube de la saison 2009 des ouragans, et notamment le coût sans cesse croissant des dommages causés par les catastrophes naturelles, la concentration tout aussi croissante de population dans les zones exposées à ces catastrophes naturelles, et le niveau de capitalisation de l’assurance dommages aux Etat Unis érodé par la crise financière.

Cette dernière décennie a expérimenté une hausse vertigineuse du coût des catastrophes naturelles, avec 9 des 12 catastrophes naturelles US les plus coûteuses intervenues depuis 2004. Un exemple frappant de cette hausse est l’ouragan Ike de 2008, seulement de catégorie 2 (sur 5) lorsqu’il a touché la ville de Galveston au Texas. Malgré sa faible intensité, Ike est devenu le 3e ouragan le plus coûteux aux Etats-Unis. Ainsi l’année 2008, bien qu’aucun ouragan ayant touché la côte n’ait été supérieur à la catégorie 2, est la 4e année la plus coûteuse en catastrophes naturelles de l’histoire pour les assureurs américains.

“Les dommages causés par l’ouragan Ike l’an dernier ont pris les assureurs américains par surprise bien que l’éventualité de catastrophes naturelles majeures soit déjà prise en compte dans leurs modélisations,” précise Alice Gannon, consultante chez EMB aux Etats-Unis. “Le marché doit se préparer à faire face à des coûts toujours croissants de catastrophes naturelles – ce que certains assureurs pourraient trouver de plus en plus difficile à surmonter en raison de l’état de l’économie.”

En effet, alors que les coûts croissent, les ressources diminuent : la chute des marchés a entraîné une forte baisse des actifs investis et des revenus financiers. Il en résulte une capitalisation actuelle des assureurs IARD bien inférieure à celle de l’année dernière à la même période. L’actif net du marché de l’assurance aux Etats-Unis est inférieur de 13% par rapport à son plus haut taux en 2007. Par ailleurs, l’instabilité des marchés financiers rendra aussi plus difficile l’accès au marché des capitaux en vue d’augmentation de capital.

L’ensemble de ces facteurs font que le marché de l’assurance IARD aux Etats-Unis pourrait se trouver en grand danger dans le cas de la survenance d’un ouragan de grande ampleur du type de l’ouragan Katrina qui a touché la Nouvelle-Orléans en 2005. Il existe de plus un réel risque de liquidité dans le cas où une telle catastrophe surviendrait en raison de l’état très peu liquide du marché actuel. Selon EMB, un événement catastrophique approchant les 100 milliards de dollars de dommages pourrait entraîner l’insolvabilité de plusieurs assureurs, ou, au mieux, la fusion sous contrainte de certains d’entre eux.

Bien que le pire soit toujours possible, il faut néanmoins noter que les assureurs US spécialisés en dommages ont particulièrement mieux résisté que les autres secteurs des marchés financiers qui ont déjà été décimés par la crise financière. EMB considère que cette relative bonne tenue du marché est plus particulièrement due à l’adhésion du marché aux mesures de bonne gouvernance des risques, où AIG constitue une exception à la norme. “L’assurance et le risk management sont tellement indissociables aujourd’hui, une saine gestion des risques est rendue si indispensable à l’activité d’assurance, qu’il n’est pas rare de voir des assureurs survivre et même prospérer dans des situations qui auraient des effets dévastateurs dans d’autres industries,” conclut Stéphane Chappellier, associé d’EMB en France.

Source : 30 Juin 2009 par Eric Vendin, News-Assurances